Plafonds et barème des indemnités kilométriques 2026 : tableau officiel, calcul, plafond URSSAF et impact fiscal pour les entreprises.
Le barème kilométrique 2026, revalorisé de 1,8 % par rapport à 2025, fixe le montant des indemnités kilométriques exonérées de cotisations sociales et d'impôt. Il s'applique lorsqu'un salarié utilise son véhicule personnel pour des déplacements professionnels. Le montant dépend de deux facteurs : la puissance fiscale du véhicule (en CV) et la distance annuelle parcourue.
Pour un véhicule de 5 CV (le plus courant) : jusqu'à 5 000 km → 0,636 €/km ; de 5 001 à 20 000 km → (distance × 0,357) + 1 395 € ; au-delà de 20 000 km → 0,427 €/km. Pour un véhicule de 7 CV et plus : jusqu'à 5 000 km → 0,697 €/km ; de 5 001 à 20 000 km → (distance × 0,394) + 1 515 € ; au-delà de 20 000 km → 0,470 €/km.
Les véhicules 100 % électriques bénéficient d'une majoration de 20 % du barème kilométrique. Exemple pour un véhicule électrique de 5 CV parcourant 12 000 km : calcul standard = (12 000 × 0,357) + 1 395 = 5 679 €. Avec majoration : 5 679 × 1,20 = 6 815 €. Cette majoration ne s'applique PAS aux véhicules hybrides. Elle est en vigueur depuis 2021 et maintenue en 2026.
Le barème kilométrique fiscal sert de plafond d'exonération URSSAF. Si l'employeur rembourse plus que le barème, la fraction excédentaire est soumise à cotisations sociales. Si l'employeur rembourse moins, le salarié ne peut pas déduire la différence de ses impôts. En pratique, la quasi-totalité des entreprises appliquent le barème fiscal comme base de remboursement.
Des barèmes spécifiques existent pour les deux-roues motorisés (scooters, motos) et les vélos. Pour un scooter de 50 cm³ : 0,315 €/km (jusqu'à 3 000 km). Le forfait mobilités durables permet de rembourser jusqu'à 700 €/an pour les trajets domicile-travail en vélo ou covoiturage, exonéré de cotisations et d'impôt.
Oui, le barème 2026 est revalorisé de 1,8 % par rapport à 2025, en ligne avec l'inflation des coûts automobiles.
Le barème kilométrique s'applique aux déplacements professionnels (missions). Pour les trajets domicile-travail, l'employeur doit prendre en charge 50 % de l'abonnement transport public. Le remboursement kilométrique domicile-travail est une option, pas une obligation.
Oui. Le salarié peut choisir de déduire ses frais réels (dont les frais kilométriques au barème) au lieu de la déduction forfaitaire de 10 %. C'est intéressant si ses frais réels dépassent 10 % de son salaire.